Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a vivement critiqué, mardi 18 août à Abidjan, la politique de décentralisation menée sous la présidence d’Alassane Ouattara, tout en présentant ses propres propositions pour renforcer le développement local.
Jean Luc Ouallo, ambassadeur du sixième pilier du Pacte social du parti de Laurent Gbagbo, a remis en cause les réformes territoriales engagées depuis 2011, notamment la suppression des conseils généraux et la création, en 2021, de douze districts autonomes. Selon le PPA-CI, ces réorganisations ont affaibli la proximité entre les institutions et les populations, tout en générant des coûts importants.
Le parti envisage ainsi de redonner un rôle central à l’échelon départemental et ouvre la voie à un éventuel rétablissement des conseils généraux.
Le PPA-CI a également dénoncé l’arrêt du programme de transfert effectif de la capitale à Yamoussoukro, lancé sous Laurent Gbagbo en 2002. Pour la formation politique, l’inachèvement de ce projet illustre un manque de continuité dans l’action publique.
À travers son projet, le parti plaide pour une décentralisation fondée sur un véritable transfert des ressources financières et du pouvoir de décision. Sa stratégie repose notamment sur une autonomie accrue des collectivités, un transfert de compétences accompagné de moyens suffisants, le renforcement des capacités des élus locaux et la réduction des inégalités entre les régions.
L’objectif affiché est de transformer les collectivités locales en véritables acteurs du développement et de promouvoir un aménagement du territoire plus inclusif.
