Guinée : Le nombre des décès dans l’éboulement d’une géante décharge à Conakry suscite la colère et de vives critiques

Les citoyens et analystes en Guinée-Conakry continuent de formuler depuis hier dimanche 23 août, des critiques au vitriol contre l’exécutif guinéen après un éboulement de la réputée décharge de Dar-es-Salam survenu en banlieue de Conakry, la capitale guinéenne.

Ce grave incident a occasionné «30 morts et 22 blessés, dont six blessés graves, indique un communiqué officiel du Gouvernement guinéen.

Le drame s’est produit «vers 03hGMT suite aux fortes pluies qui s’étaient abattues sur la capitale guinéenne», ont rapporté plusieurs témoignages.

Les autorités de la Guinée avaient prévu de fermer la décharge de Dar-es-Salam ce 23 août, jour même au cours duquel s’est produit l’éboulement, assurent le pouvoir central du pays et plusieurs médias locaux.

Une importante masse d’ordures ménagères s’est effondrée sous l’effet des fortes pluies, ensevelissant des personnes dans les zones environnantes et causant d’importants dégâts matériels, d’après d’autres témoignages.

Le Gouvernement guinéen n’a eu de cesse de mettre en garde, depuis plusieurs années, les habitants qui squattent les alentours de cette décharge.

Dès les premières heures de ce drame, d’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour rechercher d’éventuelles survivants encore ensevelis sous les ordures, secourir les victimes et procéder au dégagement des corps sans vie, assure l’exécutif de la Guinée.

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah s’est rendu sur les lieux afin de «constater la situation et de superviser la mobilisation des services publics», a indiqué la Primature, précisant que des responsables du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire ainsi que du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation s’y sont également rendus, accompagnés des autorités communales pour faire le constat de l’ampleur des dégâts humains et matériels.