Les pays de l’AES souhaitent repenser l’action humanitaire sur leurs territoires

Le Chef de l’Etat du Burkina Faso et président en exercice de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), Ibrahim Traoré a reçu ce mercredi 12 aout en audience à Ouagadougou, la capitale burkinabè, les ministres chargés de l’Action humanitaire et du Genre des trois pays membres fondateurs de la Confédération ouest-africaine.

Cette délégation ministérielle, conduite par la ministre burkinabè de la Famille et de la Solidarité, Passowendé Pélagie Kaboré a rendu compte au président Traoré des travaux du 2è Forum humanitaire de l’AES et de la réunion des ministres chargés du Genre tenus, conjointement à Ouagadougou, a annoncé la Présidence du Burkina Faso.

Les intervenant lors des deux rencontres ministérielles ont plaidé «pour une évolution de l’action humanitaire, la gestion des urgences vers la résilience et le relèvement durable des populations» sur le territoire de l’AES.

«Il faut qu’on sorte de tout ce qui est une urgence pour passer à la résilience et à des projets de relèvement pour nos populations», a défendu la ministre malienne de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré, porte-parole de la délégation.

Cette nouvelle démarcation souhaitée «doit se traduire par une Feuille de route commune, élaborée à partir des concertations menées précédemment à Niamey et à Bamako», a souligné la délégation ministérielle de l’AES.

Sur le volet Genre, les ministres prévoient le lancement prochain de la «Plateforme des femmes de l’AES, destinée à renforcer la participation des femmes dans l’espace confédéral». Des mues réformatrices pour lesquelles ces ministres souhaitent compter sur l’entregent de la Présidence tournante de l’AES.