La 6e édition du Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass (FICSA) qui se tient après sept ans d’interruption au Nord-est du Tchad, s’achève le vendredi 13 février, par la célébration des « cultures des peuples du Sahara», avec le Niger comme invité d’honneur en 2026 ».
Lancé le 9 février dernier en présence des Premiers ministres nigérien, Allah Maye Halina, nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine et burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le FICSA 2026 « constitue un levier économique, politique et culturel important au service de la coopération Sud-Sud », a mis en avant le fondateur et organisateur de ce Festival, Issouf Elli Moussami.
Du 9 au 13 février, des danses et concerts d’artistes venus de différentes régions du Tchad, du Niger, du Burkina Faso et de la Mauritanie rythment la vie d’Amdjarass (localité proche du Soudan, fief de la famille présidentielle tchadienne, au pouvoir depuis 1990).
« Dans un monde traversé par les tensions, les crises et les incompréhensions, la Culture demeure un espace de rencontre et de dialogue, elle permet de se comprendre, de se respecter et de construire ensemble », a loué Aghaichata Guichene Atta (ministre nigérienne de l’Artisanat et du Tourisme).
Allah Maye Halina a fait remarquer pour sa part « la volonté de son Gouvernement de faire du Sahara, de la Culture et du tourisme des piliers du développement » du Tchad, vaste Etat désertique d’Afrique centrale. Et aussi de « porter l’ambition de faire reconnaître les cultures sahariennes au patrimoine vivant de l’humanité », selon les mots du politique Maye Halina.
Le Tchad partage ses frontières avec plusieurs Etats d’Afrique centrale et occidentale, et demeure touché de plein fouet par les violences des groupes djihadistes présents dans plusieurs pays africains depuis près de 3 décennies.
