L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé ce mardi 6 octobre, qu’elle «travaille en étroite collaboration» avec le Gouvernement kényan pour «intensifier les mesures de contrôle dans le pays» après la découverte de son premier cas confirmé de la MVB (Maladie à virus Bundibugyo) chez un patient (la quarantaine) décédé dans la soirée du 05 octobre dans un hôpital de Nairobi, après un séjour en République Démocratique du Congo (RDC) confronté depuis mai dernier, à une 17ème épidémie d’Ebola.
L’OMS assure que le Gouvernement kényan renforce «la coordination de la riposte et l’investigation des cas, tout en assurant le suivi et le recensement des cas contacts pour une surveillance accrue de la maladie».
Des dépistages aux points d’entrée à haut risque, une communication claire sur les risques et une implication des communautés sont au cœur des efforts de réponse, a apprécié l’OMS basée à Genève en Suisse.
Aux yeux du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le Tanzanien Mohamed Janabi, le Kenya a mis en place «d’importantes mesures de contrôle de l’épidémie MVB, et que la priorité est désormais d’agir rapidement pour détecter tout nouveau cas avant que le virus n’ait l’occasion de se propager» dans le pays.
Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale a confirmé le 06 octobre «le décès du patient index, un ressortissant kényan qui résidait en RDC depuis sept ans».
Compte tenu des informations dont elle dispose actuellement, l’OMS Afrique a déconseillé «toute restriction aux voyages à destination de la RDC, de l’Ouganda ou du Kenya, ou aux échanges commerciaux avec ces pays».
La 17è épidémie d’Ebola en cours depuis mai 2026 en RDC a contaminé l’Ouganda, pays voisin qui n’a pas tardé à déclarer « la fin de cette épidémie sur son sol».
