Gabon : un nouveau mouvement politique, l’UDR, fait son entrée sur la scène nationale

Le paysage politique gabonais s’élargit avec la création de l’Union des Républicains (UDR), officiellement lancée le 7 février à Libreville. Ce nouveau parti est né à la suite de dissensions internes au sein de l’Union pour la République (UPR), dont il affirme avoir attiré une large part des militants.

Son président, Joël Pono Opapé, a indiqué que la majorité des quelque 10 000 adhérents revendiqués par l’UDR proviendrait de l’UPR. Il justifie la création de cette formation par la volonté de mettre fin à des pratiques internes qu’il juge contraires aux principes démocratiques, évoquant notamment des modifications statutaires destinées, selon lui, à favoriser une succession familiale.

Sénateur durant la Transition et ancien cadre du Parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS), Joël Pono Opapé met en avant un parcours politique marqué par des collaborations avec plusieurs figures influentes, dont l’opposant historique Pierre Mamboundou, l’ex-président Ali Bongo Ondimba et l’actuel chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema.

Lors de son investiture, il a affirmé vouloir accompagner ses partisans vers l’instauration de la Ve République, tout en réitérant son soutien à la politique du président Oligui Nguema, conformément à un accord politique conclu avec l’UPR.

Sur le plan stratégique, l’UDR ambitionne à court terme de fédérer les anciens militants de l’UPR et d’étendre sa présence sur l’ensemble du territoire national. À l’horizon 2030, le parti vise l’obtention d’au moins 50 élus nationaux et 250 élus locaux afin de s’imposer comme une force politique majeure. À plus long terme, il envisage de présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2039.