L’ONU lance une alerte sur la dégradation de la situation humanitaire dans le Sud-est de la Centrafrique

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en République centrafricaine, Mohamed Ag Ayoya a relayé ce jeudi 2 juillet, des alertes de l’ONU autour de la «dégradation de la situation humanitaire dans la Préfecture centrafricaine du Haut-Mbomou » au Sud-est du pays à cause de l’insécurité et des difficultés entravant l’accès de l’assistance de l’ONU et du pouvoir central.

«Le meurtre d’un prêtre, survenu le 29 juin dernier a affecté la cohésion sociale dans la région du Sud-est. Les efforts de médiation engagés dans les localités de Zémio et d’Obo sont également compromis par ces contraintes d’accès», a expliqué Mohamed Ag Ayoya.

Des civils demeurent exposés «aux meurtres, enlèvements et aux restrictions de mouvement (…) Deux personnes enlevées à Zémio en mai 2026 sont toujours portées disparues, et une détérioration de l’accès sur plusieurs axes routiers, notamment entre Zémio et Mboki, ainsi qu’entre Zémio et Dembia» bloquent l’acheminement des secours vers le Sud-est de la Centrafrique, a précisé le Coordonnateur humanitaire de l’ONU.

Cette restriction forcée dressée devant les déplacements des équipes humanitaires dans le Sud-est centrafricain intervient au moment où le pouvoir de Bangui fait état d’un «risque de propagation de la maladie à virus Ebola dans cette zone frontalière» de la République Démocratique du (RDC), épicentre de la 17è épidémie d’Ebola.