L’intégration des personnes handicapées dans les sociétés africaines

En 1827, Louis Braille inventait un système de lecture et d’écriture en relief pour les personnes aveugles ou fortement mal voyantes. Cette invention a permis à ces personnes de suivre une instruction aussi normale que possible. Un peu moins de deux siècles plus tard, les personnes handicapées, spécialement en Afrique, doivent toujours se battre pour prétendre à une vie normale dans le respect de leurs droits et de leur dignité.

L’ONU estime que le nombre total de personnes handicapées en Afrique est de 80 millions. Si certaines parviennent à réussir professionnellement, ce n’est pas le cas pour la majorité d’entre elles qui ne vont même pas à l’école. Les gouvernements africains n’investissent pas assez d’argent dans l’adaptation des infrastructures publiques, de l’éducation et de l’information pour les personnes souffrant de handicaps, comme par exemple des ascenseurs avec des guides en braille ou des rampes pour les personnes se déplaçant en fauteuil roulant. Face au manque de projets ou de programmes efficaces en leur faveur et à une certaine indifférence de la société, les personnes handicapées se retrouvent souvent livrées à la mendicité.

Dans plusieurs pays, en Afrique australe notamment, des organisations non gouvernementales militent pour le bien-être des personnes handicapées en pressant les gouvernements de mettre en œuvre des politiques qui garantissent leurs droits.

A noter comme avancée qu’au Ghana, où environ 5% de la population, soit 1.8 millions de personnes, souffrent d’une forme de handicap, le parlement a voté en 2006 la Loi nationale sur l’invalidité qui fournit un cadre législatif à la protection des personnes physiquement ou mentalement handicapées dans divers domaines et qui doit faciliter la création d’un environnement leur favorisant un bien-être économique et une meilleure vie.

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