Burkina Faso : Booster la filière karité

karitéRéunis à Ouagadougou en assemblée générale, les acteurs de la Table Filière Karité (TFK) au Burkina Faso ont récemment discuté des mécanismes nécessaires au développement du secteur. Pour les partenaires financiers et techniques en présence, le défi à relever est celui de la compétitivité du produit Burkinabé sur le marché international. Selon les observateurs locaux, le karité a fait ses preuves sur le marché, ses qualités et vertus multiples pour les consommateurs ne sont plus à démontrer. Le produit connait actuellement au Burkina, un regain d’intérêt suite à des initiatives commerciales et institutionnelles. Au cours de la rencontre, les intervenants ont insisté sur l’importance de présenter un front uni pour l’établissement d’un cadre juridique propice au développement de la filière. C’était aussi l’occasion pour les opérateurs économiques de revisiter la stratégie d’action dans la filière, réévaluer les manuels de procédures, ajuster les statuts et règlements d’ordre intérieur pour aborder l’année nouvelle. Bien au delà du marché local, les différents participants ont réaffirmés la volonté de conquérir des parts de marché dans un contexte de globalisation ou d’intégration régionale. Pour y arriver, tous les maillons de la chaîne devront faire preuve d’efficacité et de professionnalisme, partant des collecteurs jusqu’aux distributeurs, passant par les transformateurs. L’année dernière, la filière a pu générer des recettes d’exportation d’environ 30 millions de dollars, ce qui d’après les experts ne représente que 30% du potentiel national. Pour les trois années à venir, la direction de la TFK s’est fixée comme mission d’autonomiser la filière, d’acquérir des équipements modernes et performants, d’améliorer la cohérence et l’interconnexion entre différentes organisations et de soutenir la promotion de la recherche. L’agriculture représente plus de 30% du produit intérieur brute au Burkina Faso. Bien que le sol soit aride, 80% de la population exerce dans l’agriculture et le pays demeure le premier exportateur africain de coton et de haricot vert.

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