La CEDEAO désignera le 30 juillet le successeur de Faure Gnassingbé à sa tête

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) désignera lors de son sommet du 30 juillet à Lomé, un successeur pour le Togolais Faure Gnassingbé, qui préside le Conseil des chefs d’Etats et de gouvernement de cette organisation depuis le 4 juin 2017.

Le choix de ce successeur revêt un intérêt particulier notamment dans la capitale togolaise, dans la mesure où ce dernier pourrait jouer un rôle important dans la résolution de la crise politique qui perdure dans ce pays depuis bientôt un an. Selon la presse locale, deux noms se profilent à l’horizon : les présidents du Nigeria, Muhammadu Buhari et du Ghana, Nana Akufo-Addo.

Le Nigérian, «candidat légitime», a visiblement l’assentiment de l’opposition togolaise, pour sa position tranchée non favorable au régime de Faure Gnassingbé dans la crise née le 19 août dernier. Une position qui, selon des observateurs, constitue un premier facteur défavorable à l’ascension du président Buhari à la tête de la CEDEAO.

Second élément à charge contre le président nigérian, c’est le fait qu’il doit affronter une élection présidentielle en début d’année prochaine, soit en plein cœur de son éventuel mandat à la tête de la CEDEAO. A ces facteurs à charge, s’ajoute la santé fragile du président du Nigeria, qui a passé une bonne partie de son premier mandat à se faire soigner hors de son pays.

Devant cette équation, la CEDEAO qui recherche une stabilité, envisagerait donc de se tourner vers une seconde option, toujours dans sa partie anglophone (à qui le tour revient de prendre les rênes de l’organisation).

Le nom du président du Ghana fait surface dans la recherche de cette alternative. Le charismatique président Akufo-Addo est très respecté pour son leadership et son attachement aux valeurs de la bonne gouvernance.

Ses pairs de la CEDEAO lui ont d’ailleurs déjà témoigné leur confiance, en le confirmant dans son rôle de facilitateur dans la crise togolaise. Mais l’intéressé hésiterait pour le moment à accepter cette charge régionale selon ses proches collaborateurs.

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