Qui dirige au Congo Kinshasa après l’afin du mandat de Kabila ?

kabilaLa situation politique en République démocratique du Congo (RDC) demeure confuse, au lendemain du 19 décembre, date de la fin officielle du mandat du président sortant, Joseph Kabila.

Aux premières heures de la matinée du mardi 20 décembre, le chef de fil de l’opposition, Etienne Tshisekedi a lancé un appel à la population et à la communauté internationale, les invitant à ne plus reconnaitre Joseph Kabila comme président de la RDC.

«Je lance un appel solennel au peuple congolais à ne plus reconnaître l’autorité de M. Joseph Kabila et à la communauté internationale de ne plus traiter avec Joseph Kabila au nom de la République démocratique du Congo», déclare l’opposant dans une vidéo publiée sur Youtube.

Pour Etienne Tshisekedi, à compter de ce 20 décembre, Kabila n’a plus aucune légitimité, affirmant que son maintien volontaire au pouvoir est «un coup d’Etat, avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle», un discours qui l’allure, selon des observateurs, d’une prise de pouvoir par Tshisekedi, qui risque de faire exploser une situation déjà trop tendue.

Ce mardi matin, des tirs nourris d’armes à feu ont été entendus à Lubumbashi, deuxième ville du pays, où les forces de l’ordre étaient largement déployées depuis hier lundi, dernier jour du mandat du président Joseph Kabila.

Peu avant minuit ce 19 décembre, le président Kabila a procédé au renouvellement de son gouvernement, en nomment une nouvelle équipe de 74 ministres, parmi lesquels l’on trouve des figures de la frange de l’opposition qui ont participé au dialogue politique sous la houlette de l’Union africaine. Mais globalement, les ténors de la majorité conservent les portefeuilles clés au sein de la nouvelle équipe.

 

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