Les Togolais entrent dans le vif du dialogue politique

Le dialogue politique inter-togolais entre dans sa phase décisive ce lundi 19 février, avec notamment le démarrage sous la houlette du facilitateur, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, des discussions sur les vrais sujets faisant l’objet de discorde entre le pouvoir et l’opposition.

Hier dimanche, le Comité préparatoire a présenté le résultat de son travail lors de la première phase de ce dialogue, qui consistait à définir le cadre légal des pourparlers, leur règlement intérieur et surtout, les sujets à inscrire à l’ordre du jour.

Selon le communiqué conjoint des parties ayant pris part aux travaux préparatoires, les discussions sur «les mesures d’apaisement et de confiance» devraient être privilégiées à l’ouverture des travaux de la rencontre de ce lundi.

Il sera notamment question de la libération et l’abandon des poursuites judiciaires contre des opposants incarcérés dans l’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara, et la libération des personnes arrêtées lors des manifestations de l’opposition.

Une fois ce point résolu, les discussions se poursuivront sur le rétablissement de la Constitution de 1992 (réclamée par l’opposition) et ses implications, l’organisation du référendum portant sur cette constitution, la transition et les réformes électorales. L’Etat de droit et la situation humanitaire dans le pays seront également mis sur la table des discussions.

Pour ces pourparlers, chaque partie est représentée par 7 délégués dûment mandatés avec pouvoir de prise décision. Ce nombre peut être élargi, si les deux parties le décident, précise le texte. Les acteurs ont une dizaine de jours pour aboutir à des résultats concrets et consensuels.

Le sujet des réformes constitutionnelles et électorales étaient source de discorde entre le régime du président Faure Gnassingbé et son opposition depuis des années déjà.

Mais la contestation n’a véritablement pris de l’ampleur que depuis le 19 août 2017. Depuis lors, des milliers de Togolais manifestent quotidiennement dans la rue de la capitale et de plusieurs grandes villes du pays, pour réclamer le retour à la Constitution de 1992, et de la démission immédiate du président Faure Gnassingbé.

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