Afrique : du primaire au secondaire

Des matières premières, oui, des industries de transformations, non. Voilà à quoi se résume l’amer constat sur l’Afrique qui malgré son statut du plus grand réservoir de matières premières, ne dispose pas d’industries de transformation des produits. A l’instar de l’Ethiopie, principal producteur de café, mais ne disposant pas d’une industrie de transformation, le continent africain souffre d’un grand problème d’industrialisation qui entrave son développement durable car le rendant toujours tributaire de l’extérieur. En effet la transformation agricole des produits alimentaires permet de créer de la valeur ajoutée et de soutenir la croissance d’une production agricole qui se veut pérenne. Ainsi pour remédier à ce problème, de nombreux projets en vue d’accroître la transformation des produits surtout en agro-alimentaire,  sont mis en place sur le continent. Les promoteurs de la coordination des industries africaines ont alors préconisé une stratégie d’urgence pour accompagner l’Afrique dans ce processus de développement durable. C’est alors que l’Union africaine et l‘Organisation des Nations unies pour le développement industriel ont été chargées de préparer la stratégie d’accompagnement. Alors que dans les pays à revenu élevé, 98 % de la production agricole subissent une transformation industrielle, seuls 30% le sont dans les pays en voie de développement. Toutefois il y a des modèles réussis comme le Burkina qui a su associer la transformation à sa production céréalière pour lui permettre de gagner des parts de marché sur les importations et contribuer à la souveraineté alimentaire. Par ailleurs l’intégration économique entre pays africains ou avec un pays développé, implique aussi une bonne gouvernance, un meilleur réseau d’interconnexion, et de meilleures infrastructures.

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