Crise dans l’est de la RDC : Tshisekedi plaide pour un cessez-le-feu et de nouvelles pressions sur Kigali

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, s’est rendu lundi à Luanda pour des discussions consacrées au conflit dans l’est du pays. Lors de cette rencontre, il s’est entretenu avec son homologue angolais João Lourenço ainsi qu’avec le président togolais Faure Gnassingbé, dans le cadre des efforts diplomatiques visant à relancer le processus de paix.

Cette réunion intervient alors que João Lourenço, encore président en exercice de l’Union africaine (UA) jusqu’au prochain sommet d’Addis-Abeba, joue un rôle central dans les initiatives de médiation. Les échanges ont également réuni l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, membre de l’équipe de facilitateurs chargée d’accompagner la médiation conduite par Faure Gnassingbé, désigné par l’UA pour piloter ce dossier.

À l’issue des discussions, un communiqué a confié à l’Angola la mission de consulter l’ensemble des parties congolaises impliquées dans les violences qui secouent les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’objectif affiché est de préparer les conditions d’un dialogue intercongolais susceptible d’apaiser durablement les tensions.

Le texte appelle également les protagonistes à convenir d’un cessez-le-feu, dont les modalités restent à définir. Les dirigeants ont par ailleurs réaffirmé leur attachement aux mécanismes déjà engagés, notamment l’accord de Washington et les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité de l’ONU.

La visite de Luanda marque la dernière étape d’une tournée diplomatique menée par Félix Tshisekedi depuis le début de l’année, qui l’a conduit dans plusieurs capitales africaines, européennes et au Moyen-Orient. À travers ces déplacements, Kinshasa cherche notamment à obtenir de nouvelles sanctions contre l’AFC/M23 et certains responsables rwandais, tout en tentant de renforcer l’isolement diplomatique de Kigali.