La Haute Autorité de la Communication (HAC) de la République du Gabon a suspendu « immédiatement dans la soirée de ce 17 février l’accès aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques sur l’ensemble du territoire gabonais, et ce jusqu’à nouvel ordre ».
La HAC a motivé sa décision par la diffusion « récurrente de contenus jugés inappropriés, diffamatoires, haineux ou injurieux sur ces plateformes», portant «atteinte à la dignité humaine, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République ainsi qu’à la sécurité nationale ».
La HAC fustige « l’usage abusif des outils numériques par certains utilisateurs et l’insuffisance dans la modération des contenus illicites par les plateformes concernées ».
La HAC qui régule la communication audiovisuelle et le cinéma au Gabon, a fait savoir en outre, dans un communiqué, que de « tels actes constituent des infractions sévèrement sanctionnées par les textes nationaux et internationaux en vigueur, ainsi que par les politiques de modération des grandes plateformes numériques ».
Les autorités gabonaises rappellent aussi que les réseaux sociaux les plus utilisés à l’heure actuelle au Gabon « notamment Facebook et TikTok, ne régulent pas de manière adéquate certains contenus » et incriminent plus vigoureusement des « débats en direct animés par des activistes établis à l’étranger, des débats au cours desquels sont proférées des insultes à l’encontre des Autorités, des propos dénigrant le pays ou encore des informations erronées ».
L’exercice de la régulation des grandes plateformes numériques dans les pays au Sud du Sahara est encadré dans la plupart des cas, par des législations peu adaptées à l’évolution numérique de ces Etats.
