Le roi du Maroc exige une gestion humaniste des flux migratoires

france-maroc-immigrationLa gestion des flux migratoires entre l’Afrique et l’Europe va connaître une véritable mue au Maroc à l’initiative du Roi Mohammed VI.
Le Royaume chérifien qui était dans un passé pas lointain, un simple pays de transit est désormais devenu un pays d’accueil pour les émigrés et demandeurs d’asile africains et subsahariens.
Le Maroc, a par ailleurs, connu récemment, sous l’effet de la crise économique mondiale, une nouvelle forme d’immigration provenant de pays comme l’Espagne, la France et d’autres pays européens.
Cette évolution a contraint les autorités du pays de revoir leur mode de gestion des flux migratoires et d’amender plusieurs lois pour les réadapter.
Dans un rapport thématique sur la situation des migrants et des réfugiés au Maroc, dont copie a été remise lundi, au Roi Mohammed VI, le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) rappelle justement que le Maroc a toujours été un pays d’émigration et une terre d’immigration. Mais, compte tenu des pressions et des mesures de contrôle drastiques imposées au Maroc par l’Union européenne pour immuniser ses frontières sud, explique le CNDH, les autorités marocaines ne sont pas en mesure de gérer à elles seules une problématique d’une telle ampleur et qui implique tous les pays voisins.
Néanmoins, dans le souci de préserver les excellents rapports qui unissent le Maroc à de nombreux pays d’Afrique subsaharienne d’où proviennent la majorité des émigrés illégaux, le Roi Mohammed VI a préconisé d’appréhender la question suivant une approche globale et humaniste, conforme au droit international et placée dans le cadre d’une coopération multilatérale.
A travers cette nouvelle approche, le Maroc veut en même temps, couper court à toutes les fausses allégations véhiculées par certains de ses détracteurs à l’étranger.
Dans un communiqué publié ce mardi à l’issue d’une audience royale entièrement dédiée à la problématique des flux migratoires en présence du chef et de plusieurs membres du gouvernement, le cabinet royal réfute catégoriquement de telles allégations.
« Si la gestion opérationnelle de la question de l’immigration illégale connaît parfois certains excès, qui restent isolés, il n’y a pas d’usage systématique de violence de la part des forces de l’ordre et encore moins d’acharnement », assure la même source.
Partant de ce constat, ajoute le communiqué, «le Maroc refuse catégoriquement toutes les allégations fallacieuses qui tentent de porter atteinte à sa réputation ».
La nouvelle démarche, relèvent les observateurs sur place, émane du souci du Souverain marocain de veiller constamment à l’amélioration non seulement du niveau de vie de ses sujets mais aussi de projeter son royaume au rang des grandes démocraties où se respectent les droits de l’homme et les exigences d’un Etat de droit.

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