Gambie : Yahya Jammeh sera déclaré «renégat» s’il ne cède pas le pouvoir

art4afLe ton monte et se durcit en Gambie, notamment dans le camp de l’opposition, qui appelle toujours le président sortant, Yahya Jammeh à céder le pouvoir au président élu à l’issue du scrutin du 1er décembre dernier, au risque de se voir déclaré «renégat».

«Tout président qui perd sa légitimité constitutionnelle devient un renégat… Toute personne qui est un officier militaire ou un fonctionnaire et qui refuse de servir, sous une autre autorité constitutionnelle, deviendrait obligatoirement un renégat», a déclaré ce dimanche, Halifa Sallah, porte-parole de la coalition d’opposition qui a porté Adama Barrow au pouvoir lors de la présidentielle du 1er décembre dernier.

Halifa Sallah qui s’exprimait après un discours adressé à la nation par le président élu Adama Barrow, a précisé que malgré le revirement du président Jammeh, Barrow a bien l’intention de prendre le pouvoir à l’expiration du mandat du président sortant.

«La Constitution ordonne que je prenne mes fonctions, en tant que président, le jour de la fin du mandat du président sortant Yahya Jammeh. Il a pris ses fonctions le 19 janvier 2012. Son quinquennat expire donc en janvier 2017», a déclaré Barrow, cité par le porte-parole de l’opposition, Halifa Sallah.

Samedi dernier, les onze chefs d’Etat ayant pris part au 50ème sommet annuel de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont fait savoir qu’ils se rendraient à l’investiture de Barrow et prendraient «toutes les mesures pour faire respecter les résultats de l’élection».

«Les chef d’Etats vont assister à l’investiture du président-élu Adama Barrow qui doit prêter serment le 19 janvier 2017, comme le prévoit la constitution gambienne», a indiqué la CEDEAO dans un communiqué.

Le 2 décembre dernier, au lendemain d’un scrutin présidentiel à un seul tour, le président sortant Yahya Jammeh qui détient le pouvoir depuis 22 ans, avait reconnu publiquement sa défaite et félicité le candidat de l’opposition vainqueur de ce scrutin, Adama Barrow.

Une semaine plus tard, il reviendra sur sa décision, pour rejeter les résultats de ce même scrutin, et réclamer un nouveau vote. Un revirement condamné de tout part, notamment par la CEDEAO, l’Union Africaine et l’Union Européenne, qui exigent du dirigeant gambien, de rendre le pouvoir.

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