2020 et la question des troisièmes mandats en Afrique

Le président du Nigeria, Mouhamadou Buhari, a assuré qu’il ne briguerait pas un troisième mandat consécutif, après celui en cours qui s’achèvera en 2023, alors que des rumeurs lui prêtaient l’intention de vouloir manipuler la Constitution afin de briguer un nouveau mandat.

«Je me retirerai en 2023 et ne serai pas disponible lors des prochaines élections», a déclaré le président Buhari dans son message de fin d’année à la Nation.

Il a assuré qu’il est «déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral au Nigeria, et dans toute la région où plusieurs membres de la CEDEAO se rendent aux urnes cette année».

En Afrique de l’ouest, des chefs d’Etat seront confrontés en 2020 à la question cruciale d’un troisième mandat consécutif à la tête de leur pays.

Le premier qui doit se prononcer sur sa position est le Togolais Faure Gnassingbé. Au pouvoir depuis 2005, le fils du défunt président Gnassingbé Eyadèma, a la Constitution de son côté pour un troisième mandat consécutif, mais plusieurs voix s’élèvent dans le pays de le convaincre à y renoncer, dans un esprit d’apaisement. Il a jusqu’au 8 janvier pour décider si oui ou non il sera en course pour la présidentielle du 22 février.

L’autre concerné par la question du 3e mandat est le président ivoirien, Alassane Ouattara. Là encore, le feuilleton tire son suspense de l’indécision du dirigeant qui peine à voiler son envie de rempiler pour un nouveau quinquennat.

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