Côte d’Ivoire : Nady Bamba réaffirme le rôle central de Gbagbo dans une gauche fragmentée

En Côte d’Ivoire, la commémoration du multipartisme, en ce mois de mai, met en lumière les divisions persistantes au sein de la gauche politique. Dans ce contexte, Nadiany Bamba a publié une tribune dans laquelle elle défend une position tranchée : selon elle, Laurent Gbagbo demeure la seule figure capable d’incarner le socialisme dans le pays.

Se présentant comme une militante engagée depuis 1999, elle souligne que la vie politique ivoirienne repose moins sur des idéologies que sur des personnalités marquantes. À ses yeux, l’ancien chef de l’État reste le principal repère de la gauche, et toute tentative de placer d’autres leaders au même niveau constitue une erreur politique. Elle s’interroge notamment sur la posture d’anciens proches de Gbagbo qui revendiquent aujourd’hui une légitimité équivalente.

La gauche ivoirienne apparaît aujourd’hui profondément morcelée entre plusieurs formations : le PPA-CI dirigé par Gbagbo, le FPI conduit par Pascal Affi N’Guessan, le MGC de Simone Ehivet Gbagbo ou encore le Cojep de Charles Blé Goudé. Pour Nadiany Bamba, ces divisions ne sont pas d’ordre doctrinal, mais relèvent plutôt de différends personnels et de trajectoires politiques divergentes.

Elle revient également sur la crise interne du Front populaire ivoirien, qu’elle qualifie de rupture « émotionnelle », liée notamment à la période de détention de Laurent Gbagbo à La Haye. Elle critique certaines initiatives politiques récentes, comme la candidature d’Ahoua Don Mello en 2025, perçue comme une remise en cause du leadership historique.

À l’approche du congrès du PPA-CI, cette tribune s’inscrit dans une stratégie de clarification politique. Elle vise à réaffirmer la centralité de Laurent Gbagbo dans le paysage de la gauche ivoirienne, tout en soulignant que, pour ses partisans, son rôle politique reste déterminant pour l’avenir.