Les récentes attaques terroristes meurtrières survenues au Mali suscitent une vive inquiétude au Burkina Faso voisin, où les autorités ont discrètement renforcé les mesures de sécurité, notamment dans la capitale Ouagadougou.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès d’habitants, le dispositif sécuritaire a été renforcé autour de sites jugés sensibles, notamment la présidence du Faso située dans le quartier de Koulouba ainsi qu’aux abords de l’aéroport international de Ouagadougou. Depuis le week-end, plusieurs véhicules blindés ont été déployés à des points stratégiques, tandis que la police nationale a intensifié les contrôles d’identité et les fouilles sur plusieurs axes routiers de la capitale.
Sur les réseaux sociaux, les appels à la vigilance se multiplient. De nombreux internautes exhortent la population à signaler tout comportement suspect et à prendre au sérieux les moindres alertes sécuritaires, estimant que le pays reste une cible potentielle pour les groupes armés actifs dans la région sahélienne.
Certains habitants décrivent une atmosphère particulièrement tendue dans la capitale. Un fonctionnaire évoque même une forme de psychose sécuritaire, affirmant que les Burkinabè ne s’attendaient pas à voir les groupes jihadistes mener des attaques d’une telle ampleur au Mali voisin. Selon lui, le centre-ville de Ouagadougou, déjà fortement sécurisé, s’est davantage retranché.
Depuis le communiqué publié dimanche par le capitaine Ibrahim Traoré, également président en exercice de l’Alliance des États du Sahel, aucune autre déclaration officielle n’a été faite.
