La Présidence du Congo réagit à la subite disparition de Saïf al-Islam Kadhafi

La Présidence du Congo impliquée depuis près de 2 décennies dans une résolution pacifique de la crise libyenne post-Kadhafi a réagi ce 05 février, suite à la disparition brutale (le 03 février dernier) de Saïf al-Islam Khadhafi, ex-haut dirigeant de la Libye.

Dans un message adressé aux autorités libyennes, le Président Denis Sassou Nguesso (également président du Comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la crise libyenne), a « condamné l’assassinat de Saïf al-Islam Khadhafi lors de l’attaque d’un groupe armé, exprimant par ailleurs sa profonde tristesse ».

« C’est un coup sévère aux efforts de réconciliation en cours, dont la Charte a été presque signée par tous les acteurs libyens », s’est ému le Chef de l’Etat congolais. A ses dires, ce « drame doit être considéré comme une occasion de ressaisissement collectif et d’approfondissement des processus visant à mettre fin aux hostilités, en vue de l’instauration d’une paix durable pour une sortie de la crise fratricide qui secoue la Libye » depuis l’assassinat du Guide Kadhafi le 20 octobre 2011, près de Syrte.

En tant que président du Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, le Chef de l’Etat octogénaire du Congo a en outre « qualifié cet acte d’odieux », dans un message envoyé à Mohamed El-Menfi (président du Conseil présidentiel libyen).

Le Président Sassou Nguesso s’est déplacé à maintes reprises en terre libyenne pour tenter de réunir les parties libyennes autour du creuset de l’intérêt national. La Libye dispose des plus grandes réserves d’or noir sur le continent africain.