L’OMS demeure optimiste dans sa capacité à ghettoïser l’hantavirus signalé à bord d’un navire aux larges du Cap-Vert

Le bateau de croisière «MV Hondius» battant pavillon néerlandais, transportant à son bord près de 150 passagers et membres d’équipage ayant été confinés à cause d’un foyer d’hantavirus, est en route vers Tenerife, la plus grande île de l’archipel espagnol des Canaries, où il est attendu le samedi 9 mai, pour un débarquement des passagers prévu au début de la semaine prochaine, ont confié ce jeudi 7 mai, les promoteurs du navire, objet d’une grande attention de l’OMS depuis le 03 mai dernier.

Un avion médicalisé transportant des patients évacués du bateau de croisière ‘MV Hondius’ aux larges du Cap Vert, a gagné les Pays-Bas et un autre a atterri aux Canaries ces dernières heures.
«Le risque de contamination pour le reste du monde est faible. La situation n’est pas similaire à celle du début de la pandémie de la Covid-19», a rassuré la direction de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), depuis Genève.

La souche d’hantavirus détectée sur un des passagers de la croisière évacué en Afrique du Sud «est celle des Andes, transmissible entre humains», a révélé le mercredi 6 mai, le ministère sud-africain de la Santé. L’Hôpital universitaire de Genève en Suisse, a lui aussi, confirmé avoir identifié la même souche.

Les trois personnes évacuées du navire ‘MV Hondius’ qui transporte 88 passagers et 59 membres d’équipage de 23 nationalités, sont «tous dans un état stable et l’un d’eux est asymptomatique», a assuré Ann Lindstrand représentante de l’OMS au Cap-Vert.

Un autre passager du même navire dont le cas n’avait pas encore été évoqué jusqu’ici «est par ailleurs hospitalisé à Zurich en Suisse, pour une infection à l’hantavirus», a par ailleurs annoncé le ministère suisse de la Santé, précisant que «cet homme et son épouse revenaient d’un voyage en Amérique du Sud, fin avril 2026». Une infection à l’hantavirus peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, de l’avis des spécialistes de l’OMS.