Le secteur de la santé au Burkina Faso paralysé par une grève de 72 heures

sante-bfLe secteur de la santé au Burkina Faso, est paralysé depuis ce mardi, par une «grève totale» de 72 heures observée sans le service minimum, à l’appel du syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) sur l’ensemble du territoire national.

«Le mot d’ordre que nous avons choisi cette fois-ci, est une grève totale, sans aucun service minimum, contrairement à la précédente où nous avons œuvré à assurer ce service (…) dans l’optique que le gouvernement puisse se pencher assez rapidement sur nos revendications», a déclaré le secrétaire général du Syntsha, Pissyamba Ouédraogo.

Ce nouveau débrayage des professionnels de la santé burkinabé, est motivé, selon les grévistes, par la non-satisfaction de leurs revendications, par les autorités gouvernementales. Ces travailleurs réclament entre autres, de meilleures conditions de vie et de travail, à travers une soixantaine de points de revendication introduits auprès de leur ministère de tutelle.

Dans une déclaration diffusé mardi soir, par la télévision nationale, le ministre burkinabé de la santé, Smaïla Ouédraogo, a indiqué que malgré cette grève, dont son département n’a été mis au courant qu’à la dernière minute, et qui porte un coup au service public minimum auquel ont droit les populations, la porte du dialogue avec le Syntsha demeurait ouverte.

Sur les 63 points de la plateforme revendicative remise au gouvernement, seulement quatre restent non résolus, 59 autres ayant déjà trouvé un accord, a indiqué le ministre. Et les points d’achoppement sont, entre autres, la prise en charge gratuite des agents de santé, de leur conjoint, leurs ascendants et descendants directs, les indemnités de risques et de garde et la révision de la loi 033 qui régit les Etablissements publics de santé.

Des « avancés » que ne semblent pas partager le Syntsha. «Il y a un certain nombre de réponses que nous avons rejetées et certaines dont nous avons pris acte… Les réponses données par le gouvernement ne sont pas à l’endroit des revendications posées», indique le secrétaire général du syndicat.

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