Abidjan : Colloque sur l’industrie thonière

atunaLe thon rassemble en ce moment à Abidjan tous les pays du monde regroupés au sein de l’Organisation internationale de thon dénommée (ATUNA). Les représentants des différents Etats réfléchissent sur l’avenir de cette filière. Il s’agit concrètement de lever un pan de voile sur les contraintes de développement de la pêche et les industries de thon afin de trouver les outils pouvant contribuer à la compétitivité et à la rentabilité du secteur.

Pays hôte, la Côte d’Ivoire n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction, estimant que l’industrie thonière joue un rôle important dans l’économie halieutique du pays.

Ce sont plus de 270.000 tonnes de thon qui transitent chaque année par le port de pêche d’Abidjan, la principale infrastructure de débarquement, de transbordement et d’avitaillement de l’activité thonière en Afrique de l’Ouest. Cette industrie utilise plus de 3.000 emplois dont 80% sont des femmes et plus de 40.000 indirects grâce aux activités connexes.

L’industrie thonière favorise également l’équilibre de la balance commerciale des produits halieutiques dans la mesure où elle engendre l’importation de plus de 250.000 tonnes de produits halieutiques pour la consommation nationale.

Le poisson est la principale source de protéines animales du consommateur ivoirien. La consommation per capita se situe entre 11 et 14 kg/habitant/an. La demande nationale en produits halieutiques reste forte et soutenue. Mais les eaux maritimes ivoiriennes sont naturellement pauvres en raison de l’étroitesse du plateau continental et de la faiblesse des upwellings.

Ainsi, le gouvernement ivoirien veut-il consolider les progrès de la filière afin de mieux satisfaire les besoins tant sur les niveaux national qu’international.

One thought on “Abidjan : Colloque sur l’industrie thonière

  1. En fait, au niveau mondial, les populations de thon ont chuté vertigineusement. A cause de la pêche industrielle des pays occidentaux (pêche avec filets dérivants), les poissons n’ont même plus le temps de se reproduire qu’ils sont déjà pêchés. Donc, il faudrait vraiment qu’au niveau internationale des mesures soient prises et les quotas soient respectés réellement ou….C’en sera fini définitivement du thon pour les générations futures.

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