Le réseau autoroutier en Afrique de l’ouest

Grâce aux efforts déployés par les dirigeants de la région, l’autoroute côtière ouest-transafricaine de 4500 kilomètres, reliant Nouakchott en Mauritanie à Lagos au Nigéria a vu le jour en 2005. Ce programme sous impulsion du NEPAD vise à renforcer les liens économiques et les échanges commerciaux entre les pays du continent. Le commerce intra-africain ne représente qu’environ 10% de la totalité des échanges extérieurs des pays du continent, le niveau le plus faible de toutes les régions du monde. Ceci du fait que les réseaux routiers et ferrés du continent ont été construits le plus souvent pour desservir les ports plutôt que relier les pays de la région.Les pays d’Afrique de l’Ouest ont achevé plus de 83% de cette autoroute. Les travaux qui restent à faire portent principalement sur les tronçons reliant le Libéria, la Côte d’Ivoire et la Sierra-Léone, pays dont la plupart des infrastructures ont été détruites par des années de conflit. Cette autoroute devrait stimuler les activités économiques de la région, en particulier le commerce en facilitant l’accès des personnes et des marchandises aux marchés locaux et régionaux. Des services de transport fiables et peu onéreux encourageront le développement des affaires et les investissements en Afrique.L’amélioration du réseau autoroutier pourrait avoir un autre avantage : en 1999, environ 10% du nombre total de décès recensés sur les routes dans le monde se sont produits en Afrique subsaharienne, alors que cette région ne compte que 4% environ de l’ensemble des véhicules immatriculés dans le monde. De meilleures routes permettront de réduire le nombre d’accidents et de sauver des vies, en plus de réduire la durée des voyages.

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