Congo-Brazzaville : Une entrée en lice sans ferveur pour les candidats à la présidentielle

Au Congo-Brazzaville, la campagne électorale pour la présidentielle du 15 mars 2026 a été lancée le 28 février. Mais dans la capitale, l’entrée en lice des candidats se fait sans véritable ferveur populaire. À deux semaines du scrutin, aucun grand rassemblement n’a encore rythmé la vie politique brazzavilloise.

Dans plusieurs quartiers, notamment autour du rond-point du terminus Mikalou, au nord de la ville, les affiches du président sortant, Denis Sassou-Nguesso, sont omniprésentes. Âgé de 82 ans et au pouvoir depuis plus de quarante ans, il demeure la figure centrale de cette élection. En comparaison, les supports de campagne de ses adversaires sont peu visibles. Parmi eux figure Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, dont les affiches apparaissent de manière plus sporadique.

Dans les rues, les discussions restent discrètes. Certains habitants affirment vouloir voter, convaincus que le scrutin représente une opportunité, même modeste, d’exprimer leur désir de changement. Quelques électeurs assurent avoir déjà effectué les démarches nécessaires et comptent se rendre aux urnes le jour J.

D’autres, en revanche, affichent un scepticisme assumé. Ils doutent de l’impact réel de leur vote et envisagent de s’abstenir, estimant que l’issue serait déjà connue. Ce climat partagé entre espoir prudent et résignation traduit un engouement inégal dans la capitale.

Au total, sept candidats briguent la magistrature suprême. Un grand meeting du président sortant est annoncé le 13 mars à Brazzaville, à l’approche du scrutin, dans l’espoir de dynamiser une campagne qui, jusqu’ici, peine à mobiliser massivement.