Sur la voie d’une coordination africaine de la recherche sur les mycorhizes

Une centaine de décideurs politiques, agriculteurs, chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, en provenance de plusieurs établissements de recherche sénégalais et étrangers se sont réunis depuis ce lundi 21 février 2011 pour un atelier de trois jours à Dakar, sous le thème « les Mycorhizes, facteur d’amélioration des productions agricole et forestière ». Le but de la rencontre était de partager des résultats de recherche sur les mycorhizes et de créer un réseau international de chercheurs et d’enseignants travaillant dans ce domaine en Afrique.

La découverte des mycorhizes remonte à une dizaine d’années. Il s’agit d’une association mutualiste entre des champignons du sol et les racines des plantes. Cette association est bénéfique aux deux partenaires : le champignon aide la plante à mieux se nourrir en éléments nutritifs du sol et en échange, la plante fournit au champignon de l’énergie qu’il est incapable de fabriquer. On doit aux mycorhizes la régénération naturelle ou spontanée (faculté d’un écosystème forestier à se reconstituer spontanément après destruction totale ou partielle de son couvert) ainsi que des champignons comestibles.

Dans le domaine agricole, l’utilisation des mycorhizes permet une réduction sensible de l’utilisation des engrais pour des rendements équivalents, promouvant ainsi des pratiques durables peu polluantes et à moindre coût. Cette utilisation des mycorhizes a eu des effets très positifs dans la production agricole et forestière des Etats-Unis, du Brésil et du Canada par exemple.

La rencontre s’est tenue sous l’égide du Laboratoire Commun de Microbiologie (LCM), l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA).

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