La pêche source de discorde entre la Mauritanie et le Sénégal

rubon5« Les Etats n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des intérêts » dixit De Gaulle. Les tractations entre Dakar et Nouakchott sur les accords de pêche viennent de porter du fruit. C’est le ministre Sénégalais de la pêche et des affaires maritimes, Pape Diouf et son homologue mauritanien, Aghdhefna Ould Eyih qui ont paraphé l’accord en début du mois de juin 2013.

 Ainsi,300 licences de pêche  sont accordées au Sénégal qui a peiné à renouveler les précédents  accords devenus caducs en Aout 2012. Nouakchott tirera 520.000 dollars comme  redevance annuelle pour 400.000 tonnes de poissons péchées dans les eaux mauritaniennes.Les pêcheurs sénégalais vont recommencer à pêcher dans les eaux mauritaniennes. En effet,rompus depuis août 2012, les accords de pêche Mauritanie-Sénégal pour une durée de trois mois ont été conclus après d’âpres et longues négociations au début de mois de juin courant. Dans ce nouveau protocole de pêche, les autorités mauritaniennes accordent un quota de 40.000 Tonnes de poisson par an, avec une redevance de 13 dollars par tonne.

 Le protocole n’accorde pas seulement des droits mais contient aussi des obligations à l’égard des pêcheurs. En effet, il stipule que les pécheurs devront disposer d’un bon de sortie délivré par les autorités compétentes sénégalaises. Secundo, un seul point de passage leur est permis, celui situé au large de Ndiago afin d’entrer et de sortir dans les eaux sous juridiction mauritanienne.Tertio, les pêcheurs doivent aussi déclarer leurs captures à la fin de chaque marée au niveau du point de passage et surtout assurer le débarquement de 6 % de leur charge à Nouakchott.

 En définitive, ces accords étaient tellement attendus parles acteurs de la pêche artisanale au Sénégal qui ont eu du mal à digérer le non renouvellement des licences de pêche et cela depuis le mois d’août 2012.Le Sénégal cherchait des conditions optimales de pêche similaires à celles de 2001. En revanche, la partie mauritanienne entend tirer profit du secteur avec l’introduction de conditions plus strictes, et s’il le fait en révisant tous les accords de pêche existant.

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