Grand barrage éthiopien sur le Nil : Les protagonistes ont jusqu’à mi-janvier 2020 pour régler leurs différends

Une rencontre tripartite entre l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan a eu lieu ce mercredi à Washington, sur le projet du grand sur le Nil Bleu, sujet à polémique entre les trois Nations.

Initiée et dirigée par les Etats-Unis d’Amérique (USA), cette rencontre devrait servir de cadre pour ces pays de trouver un terrain d’entendre en ce qui concerne cet ambitieux projet éthiopien, baptisé le Barrage de la Renaissance.

L’Egypte craint que la construction de ce gigantesque barrage entamée en 2012 par l’Ethiopie, n’entraîne une réduction du débit du Nil, dont elle dépend à 90 % pour son approvisionnement en eau. La dernière série de pourparlers trilatéraux sur le sujet a été infructueuse, l’Egypte reprochant à l’Ethiopie de «rejeter toutes les propositions qui aideraient l’Egypte à échapper aux graves torts causés par la construction du barrage».

A Washington ce mercredi, le président américain Donald Trump a échangé avec les ministres des Affaires étrangères de l’Egypte, du Soudan et de l’Ethiopie, pour les «aider à résoudre la dispute». Les travaux se sont poursuivis ensuite sous la houlette du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Il en ressort un engament des trois pays africains à organiser «quatre réunions techniques gouvernementales au niveau des ministres de l’Eau», selon un communiqué commun publié avec les Etats-Unis et la Banque mondiale, qui participeront à ce processus en tant qu’observateurs.

«Les ministres se sont aussi engagés à travailler pour aboutir à un accord d’ici le 15 janvier 2020», avec des points d’étape à Washington le 9 décembre et le 13 janvier prochains, selon leur communiqué.

A défaut d’accord d’ici la mi-janvier 2020, les trois chefs de diplomatie se sont convenus d’invoquer l’article 10 de la déclaration de principes de 2015, lequel stipule qu’en cas d’échec des négociations au niveau ministériel, la balle passe dans le camp des chefs d’Etat ou de gouvernement, ou qu’une médiation externe peut être sollicitée.

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