Le Kenya pourrait aussi se retirer de la CPI

article-1La Cour pénale internationale (CPI) pourrait perdre encore un autre de ses membres africains, après le retrait annoncé de la Gambie, du Burundi et de l’Afrique du Sud. En effet, le chef de l’Etat kényan a annoncé lundi que son gouvernement allait «réfléchir sérieusement» à se retirer de cette Cour.

« Notre expérience avec la CPI démontre un manque flagrant d’impartialité au sein de cette institution. Certains pays se sont retirés, d’autres y ont pensé… Nous avons cherché à effectuer les changements qui permettraient à la CPI de respecter la souveraineté nationale, mais ces changements n’ont pas eu lieu. Nous allons dès lors devoir réfléchir sérieusement à notre adhésion», a déclaré le président Uhuru Kenyatta.

Une déclaration intervenue alors que le Kenya commémorait l’anniversaire de son indépendance le 12 décembre. Et d’ajouter que « cette institution est devenue un instrument de la politique du pouvoir dans le monde, et non de la justice pour laquelle elle a été créée ».

Depuis 2003, année de son entrée en fonction, la CPI a ouvert dix enquêtes, dont huit visant des pays africains. Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto ont eux-mêmes été inculpés par cette cour, pour leurs rôles présumés dans des crimes contre l’humanité lors des violences post-électorales de 2007-2008 au Kenya. Mais les poursuites à leur encontre ont au final été abandonnées.

Le Kenya avait d’ailleurs déjà menacé de quitter la CPI. Son parlement a adopté deux motions à ce sujet, sans que cela soit suivi d’effet.

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