Cameroun : Une dizaine de morts dans un double attentat-suicide à Maroua

attaque-fotokolUn double attentat-suicide a fait mercredi 11 morts et 32 blessés à Maroua, chef-lieu de l’Extrême-Nord du Cameroun, une région régulièrement ciblée par les insurgés nigérians de Boko Haram.

Dans sa première réaction, le président camerounais, Paul Biya a condamné des actes « lâches et ignobles ».

Il s’agit du deuxième attentat-suicide au Cameroun en 10 jours. Le 12 juillet, deux femmes kamikazes s’étaient fait exploser à Fotokol, localité frontalière avec le Nigeria, tuant 11 personnes, dont 10 civils et un soldat tchadien.

Ce mercredi « deux terroristes se sont fait exploser aux environ de 14H30 (13H30 GMT) au quartier Barmaré et à l’entrée du marché central de la ville de Maroua », a annoncé la présidence dans un communiqué qui fait état d’un bilan de 11 morts en plus des deux kamikazes et de 32 blessés.

« Le président de la République condamne avec la plus grande fermeté ces attentats lâches et ignobles perpétrés contre des populations innocentes » et « présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes », indique le communiqué.

Paul Biya appelle la population à la « vigilance » et à une « collaboration étroite avec les forces de sécurité », assurant que les instructions données « aboutiront inéluctablement à la mise hors d’état de nuire de ces criminels sanguinaires ».

Plus tôt, le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, avait confié à la presse, que deux jeunes filles âgées « de moins de 15 ans » s’étaient fait exploser au marché central de la ville et dans un quartier voisin majoritairement peuplé par des Haoussa.

Depuis deux ans, les islamistes nigérians de Boko Haram ont enchaîné raids meurtriers et enlèvements dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Les derniers attentats-suicides sont toutefois sans précédent dans le pays.

Le Cameroun participe avec plusieurs pays voisins (Nigeria, Tchad, Niger) à une coalition militaire régionale mise sur pied début 2015, pour neutraliser le groupe Boko Haram. Bien qu’affaiblis, les insurgés ont multiplié les violences dans la région du lac Tchad ces dernières semaines, démontrant une capacité de nuisance encore considérable.

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