Le Maroc a été élu mercredi membre du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, obtenant son siège dès le premier tour lors du vote organisé à Addis-Abeba. Avec plus des deux tiers des voix, le Royaume entame un nouveau mandat de deux ans au sein de cet organe stratégique chargé des questions de paix et de sécurité sur le continent.
Pour la diplomatie marocaine, cette élection dépasse le simple cadre institutionnel. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, y voit la traduction d’une reconnaissance du rôle joué par le Roi Mohammed VI dans la promotion de la stabilité en Afrique. Il a souligné que l’approche marocaine privilégie la prévention des crises, la médiation et le règlement pacifique des différends, en conformité avec le droit international.
Rabat défend une vision qui associe étroitement sécurité et développement, estimant que les réponses durables aux conflits passent aussi par la coopération économique et le soutien aux dynamiques de croissance sur le continent. Cette orientation structure, selon les autorités marocaines, les initiatives du Royaume en matière de maintien de la paix et de rapprochement entre États africains.
Cette élection marque la troisième participation du Maroc au CPS depuis son retour à l’Union africaine en 2017. Instance centrale de l’architecture africaine de paix et de sécurité, le Conseil joue un rôle clé dans la prévention des conflits, la gestion des crises et l’accompagnement des transitions politiques.
S’appuyant sur les acquis de ses précédents mandats au sein du Conseil, le Maroc affirme vouloir mettre à profit ce nouveau mandat pour intensifier son engagement dans les efforts africains de prévention et de gestion des crises, tout en poursuivant ses initiatives en faveur d’une stabilité durable à l’échelle régionale.
