Contrairement aux fake news circulant sur les réseaux sociaux ces derniers jours au sujet du nouveau titulaire du poste de vice-président, l’entourage du Président Paul Biya (93 ans, au pouvoir depuis 1982), a démenti ce mardi 7 avril la nomination au poste de vice-président recréé début avril 2026 par les parlementaires camerounais.
Une partie de l’opposition camerounaise dénonce depuis plusieurs jours, l’imminence de la nomination programmée de Franck Emmanuel Biya, fils du président Paul Biya au poste de vice-Président. L’entourage présidentiel assure qu’aucun texte officiel n’a encore été rendu public autour de la nomination pour le nouveau poste constitutionnel. La fonction de vice-Président avait été supprimée en 1972.
Contrairement à d’autres régimes politiques en vigueur sur le continent africain, le Vice-Président camerounais ne sera pas «élu, mais directement nommé par le Chef de l’État pour un mandat de sept ans».
Franck Emmanuel Biya, réputé très discret comme son père, assume déjà de hautes fonctions dans la gouvernance du pays, plus précisément dans le domaine de la défense.
La réforme constitutionnelle recréant le poste de vice-Président a été soutenue par plus de 200 parlementaires favorables au parti RDPC au pouvoir. Cette réforme fait du vice-Président «automatiquement le Chef de l’État en cas de démission, d’incapacité ou de décès du Président», une mutation institutionnelle présentée par les autorités actuelles du Cameroun «comme un moyen de garantir la stabilité et la continuité du pouvoir».
Les résultats des présidentielles organisées au Cameroun depuis l’entame de son apprentissage démocratique, dans les années 90, sont systématiquement contestés par l’Opposition.
