La République démocratique du Congo a précisé les contours du dispositif d’accueil temporaire de migrants expulsés des États-Unis, tout en laissant subsister de nombreuses zones d’ombre sur sa mise en œuvre.
Selon des sources gouvernementales, le mécanisme sera « limité », « progressif » et fondé sur un traitement au cas par cas. Aucun chiffre officiel n’a été communiqué, ce qui rend difficile l’évaluation de son ampleur. Les premières arrivées pourraient intervenir avant la fin du mois d’avril 2026.
Les autorités congolaises insistent sur le caractère strictement temporaire du dispositif. Les migrants devraient séjourner entre trois et six mois, dans l’attente de leur retour vers leur pays d’origine. L’ensemble du programme pourrait s’étendre sur environ un an. Kinshasa se positionne ainsi comme un pays de transit, même si des incertitudes persistent quant à l’organisation effective des retours.
Le gouvernement souligne également que le dispositif pourra être ajusté ou suspendu à tout moment. Toutefois, aucun mécanisme précis encadrant cette flexibilité n’a été détaillé.
Sur le plan financier, les autorités assurent que le Trésor public ne sera pas sollicité. Elles évoquent un appui extérieur, sans préciser les formes exactes de soutien. L’accord est présenté comme un acte de solidarité internationale, assorti d’un renforcement des capacités, notamment sécuritaires.
Face aux critiques d’organisations de défense des droits humains, Kinshasa affirme que le dispositif respectera les engagements internationaux, notamment en matière de protection des migrants et de non-refoulement. Il serait mis en œuvre avec l’appui d’organisations internationales.
Ce projet s’inscrit dans une politique américaine plus large d’expulsions vers des pays tiers, déjà adoptée par plusieurs États africains, mais qui continue de susciter de vives controverses.
