RDC : La Monusco pris à partie par des citoyens en colère à Béni

La Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC) (Monusco) a été pris à partie ce lundi par des populations en colère après un nouveau massacre de civils à Béni, dans l’est du pays.

Les émeutiers ont envahi et incendié partiellement une base civile de la Monusco à Beni, demandant le départ de la plus ancienne et la plus chère mission de maintien de la paix de l’ONU dans le monde. «Des maisons du personnel des Nations unies ont été attaquées et vandalisées», raconte une porte-parole de la Monusco.

Ces violences font suite au meurtre de huit civils dans la nuit de dimanche à Boikene, quartier nord à l’entrée de Béni, dans une nouvelle attaque attribuée au groupe des Forces démocratiques alliées (ADF) originaire du Rwanda.

Cette tuerie porte à 77, le nombre total de civils tués depuis le 5 novembre à Beni et ses environs, dans le Nord-Kivu, selon le Groupe d’Etude du Congo (GEC) de l’Université de New York.

Des experts estiment que ces violences sont des représailles des ADF après les opérations militaires annoncées contre leurs bases le 30 octobre par l’armée congolaise.

Les manifestants dénoncent depuis plusieurs jours l’inaction de l’armée et des Casques bleus, présents dans la région, face aux tueries des ADF.

Un «conseil de sécurité» s’est réuni d’urgence ce lundi à Kinshasa, sous la présidence du chef de l’Etat, Félix Tshiskedi et en présence de la cheffe de la Monusco, Mme Leila Zerrougi.

A l’issue de cette réunion, les autorités congolaises ont annoncé des «opérations conjointes entre l’armée nationale et la Monusco (…) afin d’assurer la paix et la sécurité à la population civile» à Béni, ainsi que l’installation d’un quartier général avancé des forces armées congolaises dans cette zone sensible du pays.

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