Burundi : Des mesures pour la stabilité des prix

En raison d’une dépréciation de la monnaie burundaise, les autorités, et pour limiter l’hémorragie, ont entrepris une série de mesures pour que les prix actuels notamment du carburant à la pompe restent inchangés. En effet par rapport au dollar, la monnaie burundaise connait actuellement une dévalorisation, le taux de change étant passé de 1.356 FBU le dollar à 1.404 FBU. Ainsi la ministre burundaise du Commerce, de l’Industrie, des Postes et du Tourisme, Victoire Ndikumana, a expliqué les motivations et les mesures entreprises par la gouvernement : « L’Etat a préféré diminuer le montant des taxes d’accise (…) et subventionner le carburant, qui est un produit de première nécessité en prenant en charge les frais qui devaient causer une variation de prix à la hausse, pour en définitive garder le prix pratiqué actuellement au détail ». Outre la non perception désormais des droits d’accise de la subvention accordée par le gouvernement, les burundais bénéficieront également d’une réduction du montant de la TVA perçue. Cette dernière mesure a été prise en raison de la disparition des droits d’accise de la structure qui normalement interviennent dans le calcul. Par ailleurs, pour donner un ordre de grandeur des sacrifices concédés par le gouvernement, la ministre a expliqué que pour la seule période qui va d’août 2011 à janvier 2012, le montant de la subvention s’élève à 4,4 millions de dollars.

Quant à la période qui va du 19 janvier au 18 février 2012, le montant estimé est de 1 million de dollar. Une réforme qui ravirait les burundais et surtout rééquilibrera la balance économique du pays vis-à-vis du dollar.

One thought on “Burundi : Des mesures pour la stabilité des prix

  1. Quand les pays sont en crises, les remedes ne sont pas dans la reduction des droits d’accise et encore moins, l’abandon de certains droits fiscaux. Cela a d’important impact sur le budget en general et sur les recettes publiques en particulier.

    Tous le jeux en matiere d’inflation reside a asseoir une politique commerciale quitte a reequilibrer la balance de paiement.Sinon avec les memes importations sans exportations, aujourd’hui ou demain, les prix augmenteront au rythme qui ne peut pas etre ralenti par de telles mesures sans grand impact commercial et economique

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