Zimbabwe : l’Union Européenne retire ses sanctions

Zimbabwe l’Union Européenne retire ses sanctionsL’Union Européenne a décidé d’alléger les sanctions qui frappaient Lusaka après l’adoption, par référendum, d’une nouvelle constitution pour le pays. Selon les représentants de l’UE, cette nouvelle constitution est pacifique, réussite et crédible. Les premières sanctions levées sont celle qui visait 81 personnes proches du pouvoir et 8 entreprises zimbabwéennes. Les personnes concernées avaient été interdit de voyage dans l’Union Européenne et certains avaient vu leurs avoirs gelés. Les zimbabwéens ont exprimés massivement leur soutient à la nouvelle constitution. Au cours du scrutin, 94.5% des votants ont voté pour la constitution qui conduira à la tenue de nouvelles élections présidentielles. L’actuel gouvernement, appelé gouvernement d’union national est issue du règlement pacifique entre l’opposition et le pouvoir il y a 4 ans. La tenue des nouvelles élections permettra l’arrivé au pouvoir d’un gouvernement élu démocratiquement. La reforme constitutionnelle a permis de diminuer les pouvoirs du président et d’inscrire dans les textes du pays, la liberté de la presse ainsi que l’intégrité physique, à savoir la torture ou toute autre violence physique. Par ailleurs, le référendum n’est qu’un premier pas vers la marche démocratique, aujourd’hui encore l’UE se dit préoccupé par des rapports faisant état d’intimidation et de harcèlement à l’encontre de certains acteurs politiques du pays et des représentants de la société civile. Selon les sources locales, les incidents se seraient multiplié ces dernières semaines, touchant particulièrement les collaborateurs du premier ministre, principal challenger de l’actuel président Robert Mugabe.

Après plusieurs revers essuyés dans le processus conduisant aux élections présidentiels l’opposition zimbabwéenne ainsi que la communauté internationale espèrent encore qu’elles puissent se dérouler dans le calme et la transparence. Le gouvernement avait posé un problème de financement pour l’organisation de la campagne, et il y a quelques temps le président Mugabé annonçait qu’il fermerait la porte aux observateurs internationaux.

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