Algérie: refoulement massif des migrants subsahariens accusés par une figure du pouvoir de «propager le sida»

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Dans un entretien accordé jeudi au quotidien arabophone Essawt El Akher, le célèbre avocat algérien Farouk Ksentini, président de la Commission nationale de défense des droits de l’homme, s’est violemment attaqué aux migrants originaires d’Afrique Subsaharienne qu’il accuse de propager le sida en Algérie, au milieu d’une campagne sans précédent de refoulement de clandestins subsahariens hors du territoire algérien.
Les algériens sont « exposés au risque de la propagation du Sida ainsi que d’autres maladies sexuellement transmissibles à cause de la présence de ces migrants ». C’est par ces mots que le président de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH) s’est adressé à l’opinion publique algérienne.
La « présence des migrants et des réfugiés africains dans plusieurs régions du pays peut causer plusieurs problèmes aux algériens ». De ce fait, « les migrants africains n’ont pas d’avenir ici en Algérie », estime celui qui dirige l’instance algérienne censée protéger les Droits de l’Homme.
Le CNCPPDH est un organe qui dépend directement de la présidence de la République. Les propos tenus par son président ont par conséquent été aussitôt décortiqués par les médias. Et cette sortie médiatique a été particulièrement reprise dans la presse internationale. En effet, Farouk Ksentini n’y est pas allé de main morte contre les migrants subsahariens présents en Algérie.
Ses propos haineux envers les migrants originaires des pays d’Afrique subsaharienne arrivés en Algérie, ont d’ailleurs été vivement critiqués par la communauté internationale. Faisant le rapprochement avec la récente décision des autorités algériennes d’expulser des centaines de migrants, les organisations humanitaires internationales se sont insurgées non seulement contre Farouk Ksentini, mais aussi contre le pouvoir algérien.
Alger mène en effet une violente répression contre les migrants clandestins vivant en Algérie. Depuis le début de la semaine, plus de 1400 migrants subsahariens ont été refoulés en plein désert par les autorités.

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