La stabilité nationale au cœur des discours des dirigeants africain pour 2018

Plusieurs chefs d’Etat africains ont respecté le traditionnel discours du nouvel an à la Nation, avec beaucoup d’engagement et de promesses pour la nouvelle année, 2018.

Au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keita s’est beaucoup plus intéressé au tissu social, gage de stabilité et de paix dans son pays qui n’est pas encore totalement remis des dernières années de conflit.

Ainsi, il a annoncé vouloir doter le pays d’une loi «d’entente nationale», qui prévoit notamment, de ne pas poursuivre «tous ceux impliqués dans une rébellion armée» n’ayant «pas de sang sur les mains». L’idée, selon IBK, est de «conforter la réconciliation nationale».

La stabilité et la sécurité nationale étaient également au cœur des préoccupations du président du Niger, Mahamadou Issoufou. Dans son adresse à la Nation, il a promis de «renforcer» son armée en 2018, pour faire plus efficacement face aux groupes djihadistes. Alors que son pays est en proie à une grave crise socio-politique, aux accents séparatistes dans ses deux régions anglophones, le président du Cameroun, Paul Biya a déclaré dans son message à sa Nation qu’il était de son «devoir» de «veiller à l’ordre républicain, à la paix sociale, à l’unité de la Nation et à l’intégrité» dans le pays.

Et d’annoncer avoir laissé des consignes, pour que les auteurs de violences «soient combattus sans relâche» et répondent de leurs crimes devant la justice. Le président Macky Sall du Sénégal a, de son côté, lancé un appel aux rebelles de Casamance, pour la poursuite des pourparlers, en vue d’«une paix définitive dans cette zone du pays». Pour 2018, le président ivoirien Alassane Ouattara, souhaite reprendre la main sur son armée, après les «accrochages» de 2017. Il a ainsi souligné sa volonté de transformer cette armée en une force «véritablement républicaine», à travers une «Loi de programmation militaire». Au Tchad, c’est le calendrier électoral pour les législatives, qui était la plus grande attente dans le discours du président Idriss Déby. Après plusieurs reports depuis 2015, ces législatives se tiendront «enfin» en 2018, a promis le président Déby Itno.

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