L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a donné, ce lundi 19 janvier 2026 à Abidjan, le coup d’envoi officiel de la législature 2026-2030, avec l’ouverture de la première session ordinaire de l’année. Une séquence institutionnelle majeure, placée sous le signe de la continuité démocratique et des réformes structurantes.
La cérémonie s’est déroulée en présence du vice-président de la République, Meyliet Koné, représentant le chef de l’État. Elle intervient deux jours après l’élection de Patrick Jérôme Achi à la présidence de l’Assemblée nationale, marquant le démarrage effectif des travaux parlementaires pour les quatre prochaines années.
Dans son discours inaugural, le nouveau président de l’institution a appelé les députés à faire preuve de « responsabilité » et d’« exemplarité ». Insistant sur un contexte mondial traversé par de profondes mutations géopolitiques, technologiques et sociales, il a rappelé que la stabilité « se construit au quotidien » et ne saurait être considérée comme acquise.
Patrick Achi a également exhorté les élus à dépasser les clivages politiques, soulignant que l’hémicycle doit rester un espace où se forge une loi rassembleuse, au service de l’unité nationale. Ému, il a rendu hommage à son père, ancien député ayant siégé entre 1959 et 1970.
Sur le plan législatif, l’agenda s’annonce chargé : 24 projets de loi figurent déjà à l’ordre du jour. Ils portent notamment sur la fiscalité, l’intelligence artificielle, la protection sociale et la biologie médicale, des secteurs jugés essentiels pour le développement du pays.
Élu avec 215 voix, soit près de 85 % des suffrages, face au candidat du PDCI, Patrick Achi succède à Adama Bictogo, dont il a salué l’action, en particulier dans le domaine de la diplomatie parlementaire.
