Rwanda/RDC : application de la loi Dodd-Frank

Dans l’affaire des groupes armés à l’Est de la République Démocratique du Congo, les observateurs pensent que le Rwanda sert de canal de distribution des minerais exploité par les rebelles. Voila pourquoi les autorités congolaises viennent de demander une sanction en l’encontre du Rwanda, elle a saisi les instances internationales pour un embargo sur l’exportation de certains minerais rwandais jusqu’à l’établissement définitif d’une paix durable dans la région. Le ministre congolais des mines, monsieur Martin Kabwelu, a adressé une lettre à la SEC (Securities and Exchange Commission), l’agence américaine de régulation boursière, accusant son voisin de blanchiment d’argent provenant de la vente de minerais illégaux. Le ministre demande à l’agence américaine de mener des actions dans le sens d’interdire aux entreprises, coté sur la bourse américaines, l’achat des minerais de sang. Bien que la SEC n’ait pas le pouvoir d’appliquer directement la mesure, elle pourrait peser de son poids dans le monde de la finance et faire appliquer la disposition de loi Dodd-Frank qui exige la traçabilité des minerais en provenance du Congo. Cet argent a toujours permis ont différents groupes de financer leurs programmes d’armement. Pour Kinshasa cet embargo constituerait l’une des meilleurs solutions pour réduire l’action des groupes armés qui ne sauront plus se ravitailler et donc s’éteindraient d’eux-mêmes. Les experts congolais sont convaincus de l’implication du Rwanda, en effet il suffit d’évaluer les réserves du pays en les comparants à la moyenne de production actuelle pour se faire une idée de l’inquiétude de Kinshasa. Le Rwanda nie toute implication et se dit prêt à aider la RDC dans les difficultés qu’elles traversent, l’année dernière par exemple, Kigali avait renvoyé plus de 80 tonnes de minerais congolais passés en contrebande.

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