L’état d’urgence encore prolongé en Egypte et en Tunisie

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a décidé de proroger à partir du 13 octobre l’état d’urgence en vigueur en Egypte depuis avril dernier, après des attentats meurtriers contre des églises coptes.

Selon le décret présidentiel publié jeudi au Journal officiel, la décision permettra aux forces armées et la police égyptiennes de prendre «les mesures nécessaires» pour faire face aux dangers et menaces terroristes.

En avril dernier, le Parlement avait approuvé l’état d’urgence, après des attentats contre deux églises coptes, à Tanta et Alexandrie (nord de l’Egypte) revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et qui avaient fait au moins 45 personnes.

L’Etat d’urgence avait ensuite été renouvelé une première fois le 10 juillet, suite à de nouvelles menaces du groupe jihadiste, qui avait alors assuré que d’autres attaques viseraient la communauté copte.

De son côté, la Tunisie a également décidé hier jeudi, de prolonger pour un mois supplémentaire, l’état d’urgence en vigueur sur son territoire depuis près de deux ans déjà. La nouvelle période d’exception court du 13 octobre au 11 novembre 2017.

La dernière attaque de grande ampleur en Tunisie remonte à mars 2016, mais des démantèlements de cellules jihadistes sont régulièrement annoncés. L’état d’urgence a aussi été utilisé ces derniers mois pour des opérations anticorruption.

Cette mesure octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre, en permettant notamment l’interdiction des grèves et des réunions « de nature à provoquer (…) le désordre », ou encore l’adoption de mesures pour assurer le contrôle de la presse.

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