Pays soumis constamment aux flux migratoires provenant du Sud du Sahara, la Tunisie a livré ce 11 mars une photographie globale des rapatriements volontaires qu’elle a orchestrés ces 3 dernières années, vers les pays africains d’origine.
«Entre 2022 et 2025, plus de 21.000 migrants en situation irrégulière en Tunisie ont été rapatriés vers leurs pays d’origine dans le cadre d’un retour volontaire», a confié hier mercredi le ministre tunisien des Affaires étrangères, Ali Nafti, lors d’une séance parlementaire.
Depuis le «début 2026, 1.262 migrants irréguliers ont été rapatriés» vers leur pays africains d’origine, et la diplomatie tunisienne «prévoit d’organiser 10.000 retours volontaires d’ici la fin de l’année 2026», a précisé le Chef de la diplomatie tunisienne devant des parlementaires.
Par ailleurs, le ministre Nafti a rassuré les députés que l’exécutif tunisien n’a enregistré, jusqu’à présent, «aucun cas de retour en Tunisie d’un migrant irrégulier après son rapatriement vers son pays d’origine».
La Tunisie a été accusée ces 3 dernières années, par des organisations internationales de promotion des droits humains, d’avoir bafoué la dignité d’un certain nombre de migrants présents sur son territoire, en leur réservant des traitements dégradants.
