Santé infantile et maternelle : L’Afrique subsaharienne toujours à la traine, selon l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait savoir ce lundi que l’Afrique subsaharienne n’est pas en bonne voie pour atteindre les Objectifs de développement durable en matière de mortalité maternelle et infantile.

Le directeur de son département de la santé des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents, Anshu Banerjee fonde son jugement sur le fait que le nombre des décès maternels et infantiles qui avait diminué depuis 2015, est en train de repartir à la hausse.

Au rythme actuel, «il est peu probable que l’Afrique subsaharienne atteigne les objectifs de développement durable relatifs à la santé», a déclaré Anshu Banerjee en marge de la 24ème réunion du conseil d’administration du Partenariat pour la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (PMNCH) à Nairobi.

Banerjee explique en outre, que le niveau des progrès en matière de réduction de la mortalité chez les femmes et les enfants de moins de cinq ans, varie considérablement selon les pays et au sein des pays de la région, relevant l’existence d’inégalités en Afrique subsaharienne entre les ménages les plus pauvres et les plus riches en matière d’accès à la santé et aux opportunités bénéfiques pour la santé.

A ces réalités, s’ajoute une «une pénurie de personnel de santé qualifié, en particulier pour répondre aux besoins en soins de santé primaires», continue l’expert de l’OMS, qui déplore en outre les «mauvais traitements» subit par «de nombreuses femmes lorsqu’elles accèdent à des services de santé pendant l’accouchement, ce qui les décourage de se rendre dans les établissements de santé».

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