Le médecin français testé positif à Ebola de retour en France après un séjour en République Démocratique du Congo (RDC) est «considéré comme ayant été potentiellement exposé à un risque d’infection dans l’exercice de sa mission de la riposte» contre le virus Ebola, a expliqué ce 24 juin le gouvernement de la RDC qui connaît sa 17è épidémie d’Ebola depuis le 15 mai 2026.
Ce médecin travaillait à l’Est de la RDC comme médecin-réanimateur pour le compte de l’organisation humanitaire ALIMA, et a «exercé du 22 mai au 19 juin dans un Centre de traitement d’Ebola à Rwampara dans la Province de l’Ituri, l’un des épicentres de l’épidémie», a précisé l’exécutif congolais dans une note officielle. A la date du 24 juin 2026, la RDC a indiqué «avoir enregistré 1.118 cas confirmés d’Ebola, dont 291 décès».
A l’issue de sa rotation, ce médecin a quitté l’Ituri «le 19 juin et a transité par la capitale Kinshasa où il est resté jusqu’au 22 juin, avant de rejoindre la France le 23 juin», a détaillé la même source.
Selon les informations communiquées par son organisation ALIMA, «l’intéressé ne présentait aucun signe clinique évocateur de la maladie à virus Ebola avant son départ pour la France».
Au regard de ses fonctions au sein du dispositif de prise en charge des patients contaminés dans l’Ituri, ce professionnel de la santé «est considéré comme ayant été exposé à un risque potentiel d’infection dans l’exercice de sa mission», ajoute le gouvernement congolais.
Une personne infectée par Ebola «ne devient contagieuse qu’au moment de l’apparition des symptômes de la maladie, et la transmission ne se fait que par contact direct», ont par ailleurs rappelé les autorités sanitaires de la RDC.
La France a identifié et isolé cinq personnes qui «pourraient avoir été exposées au virus Ebola, après avoir partagé un vol avec le docteur testé positif», ont annoncé pour leur part, les autorités sanitaires françaises.
