Burkina Faso: Booster la filière bétail/viande

betail-viandeDans le cadre du programme des travaux de construction et de réhabilitation des marchés à bétail transfrontaliers dans les Etats membres, la commission de l’UEMOA a financé la construction du marché à bétail de Bobo-Dioulasso.

Bien que tous les maillons de la chaîne de production en matière d’élevage fonctionnent régulièrement à Bobo-Dioulasso, le développement de la filière bétail/viande n’a toujours pas été en phase avec celui des infrastructures.

Tout en invitant les bénéficiaires à faire bon usage du marché afin que les objectifs escomptés soient atteints, le ministre des Ressources animales a rappelé que cette filière représente le 3ème produit d’exportation du pays.

De source officielle, le programme mis en place par l’UEMOA vise à promouvoir le commerce régional pour contribuer à la sécurité intra-alimentaire et extracommunautaire, à la réduction de la pauvreté et au renforcement de l’intégration régionale.

En effet, reconnaissant la nécessité de promouvoir au sein des Etats membres une agriculture durable permettant d’améliorer la sécurité alimentaire des populations et de réduire la pauvreté en milieu rural, l’organisation régionale a mis en place des instruments, notamment juridiques afin d’assurer un niveau élevé de protection de la santé des personnes, des végétaux et des animaux et de garantir la protection de l’environnement.

Toutefois, en cas de risque de dommage grave ou irréversible en matière de sécurité sanitaire, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir de tels risques.

Somme toute, le marché de bétail de Bobo-Dioulasso est une preuve que les autorités nationales ont pris à bras le corps la situation de la filière bétail/viande afin d’offrir de meilleures conditions aux acteurs.

One thought on “Burkina Faso: Booster la filière bétail/viande

  1. Je pense que pour réduire la pauvreté au Burkina Faso, il faudrait déjà que ce pays adopte une démographie responsable. Tant que les Burkinabés ont trop d’enfants qu’ils ne savent pas nourrir, évidemment, que la pauvreté sévira au Burkina Faso. En fait, l’idéal serait un enfant par couple et cela dans le monde entier tant que nous serons trop nombreux (nous sommes actuellement 7.3 milliards et il faudrait ne pas dépasser le demi milliard d’humains sur cette planète).

    Sinon, quand l’auteur de cet article parle de promouvoir l’agriculture durable, je suis totalement d’accord avec lui. Par contre, je me méfie de cette partie de phrase « …le développement de la filière bétail/viande n’a toujours pas été en phase avec celui des infrastructures… ». Que veut-il dire par là ? S’il envisage l’élevage industriel tel qu’il est pratiqué en Europe, il ferait bien de se renseigner car, en Europe, de plus en plus de gens ne veulent plus de ce mode d’élevage dans lequel les animaux reçoivent des injections d’hormones, sont nourris avec du maïs OGM et vivent une vie déplorable entassés dans de petites stalles dont ils ne bougent pas. Ce n’est pas éthique pour le consommateur qui se retrouve à manger une viande remplie de substances cancérigènes, ni pour les animaux qui n’ont qu’une demi vie.
    De plus, promouvoir le secteur de la viande ne devrait pas, selon moi, être la première priorité. En effet, si tous les humains acceptaient de manger plus de végétaux et moins de viande, nous pourrions nourrir plus de gens dans le monde. Il faut en effet énormément de végétaux pour nourrir une vache ou un cochon pendant un an. Si ces végétaux étaient directement utilisés pour nourrir des humains, on en nourrirait 5 fois plus qu’avec la vache. De plus, l’élevage, notamment de ruminants, accentue le réchauffement climatique, les bovins dégageant du méthane, gaz à effet de serre. Enfin, promouvoir une forme d’élevage dans laquelle les animaux sont malheureux n’est pas éthique et le manque de respect envers une autre forme de vie de la planète finit toujours par se retourner contre nous. Finalement nous sommes très proches des ruminants en terme de génétique. Ce sont comme nous des mammifères. Ne pas les respecter ne peut qu’à moyen terme se retourner contre nous, comme ce fut le cas en Europe lors de la crise de la vache folle. Les bovins ayant été nourris massivement notamment avec de la graisse de voiture déjà utilisée ont attrapé la maladie de la « vache folle » et des centaines de milliers de vaches ont dû être abattus. De plus, les consommateurs de viande européens apprirent par la même occasion ce que leurs éleveurs donnaient à manger à leurs bétails….Ce qui ne fit plaisir à personne. Je tiens à signaler que vu mes considérations reprises ci-dessus, de plus en plus d’européens, dont je fais partie, deviennent de plus en plus végétariens.

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