Paris promet 2 milliards d’euros à l’Afrique pour les énergies renouvelables

cop-afriqueUne douzaine de chefs d’Etat africains ont retrouvé mardi au Bourget près de Paris, le président François Hollande pour un mini-sommet consacré au «défi climatique», le thème central de la COP21.

Au deuxième jour de l’événement, la France s’est engagée à hauteur de 2 milliards d’euros en faveur de projets des énergies renouvelables en Afrique d’ici à 2020.

Cette somme représente une hausse de 50 % des engagements bilatéraux français depuis les cinq dernières années. On ne connaît pas encore la répartition des dons ou des prêts, mais cela répond à une demande, celle d’engager avant 2020, les tous premiers financements.

A Bonn, cet automne, lors d’un mini-sommet de préparation de la conférence de Paris, certains avaient jugé à tort, la copie française notamment insuffisante sur le plan du financement.

«Nous avons une dette écologique à l’égard du continent cette dette, le monde doit la régler», a déclaré François Hollande,

Parmi les annonces qui ont également été faites, certaines sont vraiment très précises, avec des projets, des dates. Par exemple, au Mali, sur la période 2016-2017, un projet d’hydroélectricité sur le barrage du Kénié ; au Sénégal, un appui au développement de projet d’électricité solaire. Le Sénégal et le Mali bénéficieront aussi d’investissements d’ici 2017 sans attendre 2020, pour des projets d’irrigation tout comme la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Autre annonce: un milliard d’euros sera consacré à l’adaptation, autrement dit aider l’Afrique à faire face aux conséquences déjà nombreuses du changement climatique, autour d’une priorité à savoir la désertification et notamment dans la région du lac Tchad. Plusieurs chefs d’Etat ont d’ailleurs rappelé mardi matin, l’urgence que constitue cette région, faisant le lien entre la désertification et l’insécurité au Sahel.

François Hollande se pose décidément, à cette conférence pour le climat, un peu en champion des pays vulnérables. Lundi 30 novembre, dès l’ouverture, il portait leurs revendications de limiter le réchauffement à 1,5°C, un objectif plus exigeant que les 2°C affichés.

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