La prison ferme pour des fonctionnaires marocains accusés de corruption

La justice marocaine a condamné ce 5 décembre, l’ancien patron de l’Agence nationale de l’assurance-maladie (ANAM) a une peine de dix mois de prison ferme, dans une affaire de corruption liée à l’attribution d’un marché public.

Hazim Jilali, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait fait l’objet d’une plainte après avoir réclamé des pots-de-vin pour l’attribution d’un marché public. Il avait été interpellé en flagrant délit et placé en détention en juin dernier à la prison de Salé, près de Rabat.

Sur le banc des accusés de la chambre criminelle de première instance à Rabat, figurait également un ancien journaliste de la première chaîne de télévision publique, reconverti en dirigeant d’une agence de communication. Il a écopé pour sa part de 2 ans de prison, dont 6 mois ferme, dans la même affaire.

Le Maroc est classé 90e sur 176 pays dans le dernier indice mondial sur la perception de la corruption, établi par l’ONG Transparency International.

Pour endiguer ce fléau, le Maroc s’est doté d’une « stratégie nationale » de lutte contre la corruption. Un numéro vert et un site internet ont été créés pour permettre aux Marocains de dénoncer les actes de corruption de façon anonyme. Depuis, les annonces d’arrestations et de condamnations pour corruption sont de plus en plus fréquentes dans le royaume.

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