Un nouveau suspect dans l’enquête sur le meurtre de la femme du Premier ministre du Lesotho

L’affaire du meurtre de Lipolelo Thabane, première épouse du Chef du gouvernement du Lesotho, Thomas Thabane, connait un nouveau rebondissement, avec cette fois-ci, l’accusation de sa seconde épouse, retenue comme étant la principale suspecte.

Maesaiah Thabane a été formellement accusée ce mardi par la police du meurtre de la précédente épouse du Premier ministre, Thomas Thabane, en 2017. Elle y serait impliquée «ainsi que huit autres personnes qui se trouvent au Lesotho et en Afrique du Sud», a déclaré à la presse le commissaire de police adjoint, Paseka Mokete.

Maesaiah qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt, s’est volontairement rendue à la police pour être entendue dans cette affaire.

Le crime remonte à juin 2017, deux jours avant la prise de fonction de Thomas Thabane à la tête du gouvernement. Son épouse, Lipolelo Thabane, avait été tuée par balle, alors que le couple allait mal et était en instance de divorce depuis des années. Le premier ministre s’était remarié avec Maesaiah quelques mois après cet assassinat.

Début janvier, la police avait soupçonné le mari d’être lui-même impliqué dans cet assassinat, et fondait son accusation sur un appel téléphonique «localisé sur le lieu du crime et passé depuis le téléphone portable de Thomas Thabane».

Le chef de la Police, Holomo Molibeli avait transmis cette information au chef du gouvernement dans un rapport sur l’évolution de l’enquête. Dans la foulée, il a été démis de ses fonctions par le Premier ministre Thabane arguant qu’une vague de «brutalité policière» a été constatée sous ses ordres depuis octobre 2017.

Des accusations réfutées en bloc par Holomo Molibeli qui soutient que son limogeage est plutôt lié à l’enquête sur l’assassinat de Lipolelo Thabane.

La «réponse» du Premier ministre «a été de me renvoyer», a-t-il écrit dans sa déclaration sous serment. Il a saisi la justice pour obtenir l’annulation de son limogeage, suspendu le temps de la procédure judiciaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *