Afrique de l’Est : la maladie du bananier, un fléau qui sévit

Afrique de l’Est la maladie du bananier un fléau qui sévitL’Afrique de l’Est fait actuellement face à une violente attaque contre ses bananiers. Un virus surnommé la maladie du flétrissement bactérien du bananier aurait sévèrement touché plusieurs champs de bananiers. Dès que la plante est contaminée, elle perd complètement tout intérêt alimentaire. Actuellement 7 districts de la région de Kagera en Tanzanie seraient les plus touchés Les autorités du pays ont pris des mesures d’urgence pour tenter de contrôler la maladie et limiter son expansion. Selon les premières estimations des experts, environ 90% des bananiers de la région pourrait être infecté par le virus. Cette situation aurait des conséquences humanitaires catastrophiques étant donné qu’elle occasionnerait des pertes s’élevant à près de 650.000 tonnes de bananes. Environ 2,2 millions de personnes dans la région vivent de a consommation et du commerce de ces bananes. Un chercheur de l’institut de recherche agricole de Maruku (ARI) insiste sur l’urgence de la situation et l’impératif d’agir rapidement avant que les dégâts dans la région des grands lacs ne deviennent plus dramatiques. L’année dernière, une rencontre de formation avait été organisée dans ce sens pour former divers représentants de la région à la surveillance, la gestion et le contrôle de ce genre de maladie. Dans une région déjà fragilisée par des bruits de bottes réguliers, des nouveaux facteurs de crises alimentaires sont à éviter.

Par ailleurs, une étude du FAO a déjà permis de mettre un chiffre sur les pertes financières que peut occasionner ces genres de maladies à travers le monde, il serait de 4 milliards de dollars. Aussi, cette somme ne tient pas compte des ré-tombés au deuxième niveau engendré par le commerce des bananiers, elle évalue principalement la valeur marchande des quantités perdues. Aucune évaluation précise de toutes les pertes financières et du manque à gagner induit n’a encore été produite. Ce qui est sure, les chiffres iraient bien loin des 4 milliards qui ont été signalé par le FAO.

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